http://www.apc.univ-paris7.fr/APC_CS/images/cnrs_lutte.jpg
프랑스 최고 국가 연구기관이자 프랑스 연구원(교수직 포함)의 절반정도를  충당하고 있는 기관인 CNRS는 지금 한창 개혁중입니다. 정규직을 구하기가 쉽지 않고 따라서 양적인 성과(주로 논문수로 평가되는)를 중시하는 미국과 달리 안정적인 환경을 바탕으로 질적인 성과에 집중할수 있도록하는 것이 CNRS의 특징이었는데요. (특히 CNRS의 연구원들에게는 학생을 가르쳐야 할 의무도 없기때문에 교수직보다 선호되기도 하죠.)  최근들어 불어닥친 개혁의 바람으로 성과 급여 인센티브제를 도입하고, 실적을 바탕으로 lab을 평가해서 지원규모를 확대 축소하고, 수업과 연구를 병행해야할 의무를 가지는 5년제 비정규직을 신설하는등 미국식 제도를 많이 닮아가려 하고 있습니다.  이런 과도한 경쟁은 단기적으로 도움이 될수 있겠지요. 하지만 경향에만 치우치는 연구, 당장 결과가 나오는 연구 또는 publish하기 쉬운 연구에만 치우치게 되어 정작 중요하거나 힘을 쏟아 부어야할 어려운 연구는 등한시하게되고 전체적인 질적 저하와 낭비를 가져오게 되죠. 박봉에 가깝지만 단기간의 성과에 급급하지 않고 충분히 고민하고 연구할수 있는 환경을 제공해오던 CNRS도 옛말이 된것 같아 안타깝습니다.

오늘 메일함을 열었다가 이런 메세지를 받았습니다. 1996년 CNRS 은메달 수여자인 Francois Bonhomme은 최근 도입된 성과 인센티브제에 의해 은메달 수여자에게 제공되는 15000 유로의 추가 수당을 4년에 걸쳐 받게 되었는데 그것을 양심거부 하였다는 군요. (분야를 통틀어 단한명에게만 수여하는 CNRS의 금메달은 거의 노벨상에 가까운 권위를 가지고 있고 분야별로 몇명씩 선발하는 은메달이나 동메달도 상당한 권위를 가지고 있습니다.  주위에 보면 비교적 젊은과학자의 탁월한 연구성과에는 동메달을, 분야의 뛰어난 석학에게는 은메달을 주는것 같아요. )  공감가는 부분이 많아 몇군데 발췌, 요약 해서 올립니다.


총장님께
CNRS의 은메달수여에 대한 명목으로 제가 15000유로를 받게되었다는 편지 잘 받았습니다.
하지만 양심적인 이유로 저는 그것을 거부합니다. 저는 현재 프랑스 연구기관에 도입되고 있는 급여 차등제에 반대합니다.  저는 세상 모두가 평등해야한다는 이념을 전파하려는 것이 아닙니다. 과학 연구에 있어서 다른 모든직업과 마찬가지로 우리는 각자의 처지에서 최선을 다합니다. 하지만 서로에의해 평가받으며 과도하게 경쟁하는 것에는 불편을 느낍니다.  프랑스의 이러한 공공 연구 시스템은  과학자들로 하여금 열정에 의해 이 직업에 이끌리게 하고 상대적으로 일반 사기업에비해 보호받음으로써 편암함을 느끼게 하며 구체적으로 이 직업을 선택하는 동기가 되도록 합니다. 따라서 CNRS가 도입하려는 성과에 의한 급여 차등 제도는 좋은 방향이 아니며 성과금을 연구 장비를 더 개선하는데 쓰거나 더 많은 연구원을 뽑는데 쓰는 것이 낫다고 생각합니다. ...
저에게 할당된 성과금은 프랑스의 공공 연구를 위해 쓰이도록 해주십시오.

ps : 제대로 번역하려니 시간이 많이 걸리네요. 요기까지 ㅎㅎ 대강 저런 취지이고 아래는 원문입니다. (불어 못하시는 분께는 죄송 ㅠ.ㅠ) 저번처럼 뜨거운 반응을 보여주시면! 또 쓰도록 하겠습니다. ㅋㅋㅋ



Monsieur le Directeur Général,

J’accuse bonne réception de votre lettre de la semaine passée par
laquelle vous m’annonciez que j’allais être bénéficiaire d’une prime
d’excellence de 15000 euros au titre de la médaille d’argent du CNRS
que j’ai reçue en 1996.

Vous me voyez flatté d’avoir été considéré digne de cette
gratification, mais je suis dans l’obligation morale de la refuser
pour mettre mes actes en conformité avec mes convictions. Je ne suis
pas du tout partisan, en effet, de la politique de différenciation
salariale qui est en train de se mettre en place dans la recherche
publique française. En effet, la culture dite « de l’excellence » qui
conduit à gérer les équipes de recherche d’une manière pyramidale avec
une mise systématique en concurrence soutenue des individus pour
l’accès aux ressources, y compris pour ce qui concerne des avantages
salariaux directs me semble plus porteuse d’abus, de déconvenues et
d’effets pervers que d’être une simple mise en musique d’un concept
vertueux de rémunération au mérite (un peu à la manière du « parce que
je le vaux bien » de l’Oréal...). Je ne suis pas complètement naïf, et
je ne me berce pas de l’illusion d’un monde égalitaire où, tout le
monde étant beau et gentil, chacun concourrait à la réussite
collective en étant content de son sort à la place qu’il occupe. Non,
dans la recherche scientifique, comme dans tout autre domaine
professionnel, les acteurs sont essentiellement à la recherche de
l’optimisation de leur statut personnel, que ce soit en termes de
reconnaissance individuelle, de liberté d’action ou de niveau de vie.
Mais ils apprécient aussi de ne pas se sentir en concurrence trop
directe avec leurs collègues, et la différenciation des salaires qui
se fait par le biais de promotions sur dossier ou sur concours, si
elle est parfois jugée trop lente, n’est en général pas contestée sur
le fond car principalement décidée par les pairs. Ceci permet aux
acteurs de la recherche publique française, qui sont en général venus
à ce métier par passion, de se sentir à l’aise dans ce système
relativement protégé qui ne ressemble pas à celui de la recherche
industrielle et qu’ils ont précisément choisi pour cela. Je reste donc
convaincu que le système de primes qui est en train de se mettre en
place ne va pas dans le bon sens, et qu’il vaudrait mieux que le CNRS
utilise cette fraction de sa masse salariale à améliorer les
promotions et les recrutements, y compris dans le cadre technique,
plutôt que de nous acheminer par petites touches insidieuses vers un
système de compétition systématique de tout le monde avec tout le
monde dans lequel des « capitaines de recherche » négocieront leur
salaire à l’embauche tout en ayant à leur service une armée de
contractuels taillables et corvéables à merci. Ce système existe bien
entendu déjà ailleurs, ce qui fonde au passage la motivation de nombre
d’entre nous d’avoir choisi de rester dans le cadre français... En
conséquence, je vous demande de bien vouloir donner les instructions
pour que je ne sois pas bénéficiaire de cette prime étalée sur quatre
ans. Je vous demande en outre de reverser les sommes correspondantes à
la Fondation de France, fondation qui me semble poursuivre des
objectifs plus acceptables que ceux qui sous-tendent les actuelles
réformes du système français de R&D. Merci également de bien vouloir
partager le contenu de cette lettre avec ceux des membres de la
direction du CNRS ou du ministère qui partagent avec vous la
responsabilité de la mise en place de cette prime.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de mon
sincère dévouement à la cause de la réalisation des objectifs et des
missions de la recherche publique de notre pays,

Montpellier, le 23 Décembre 2009
François Bonhomme, Directeur de recherche au CNRS

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